Pascal me fait évoluer

Natasha St Pier fait son retour, entourée de la même fine équipe
BRUXELLES Les grands yeux clairs de Natasha St Pier avait du mal à rester ouverts hier en début de soirée, lorsque nous l'avons rencontrée. La Canadienne accusait le décalage horaire et aurait, à notre humble avis, donné n'importe quoi pour faire un roupillon. Mais la belle, professionnelle, a tenu bon et nous a parlé, avec tout l'enthousiasme dont elle était alors capable, de son nouveau bébé, Longueur d'ondes.
Vous vous êtes entourée de la même équipe que celle de l'album précédent: Pascal Obispo, Lionel Florence, Fred Chateau...
«Oui. Ce sont mes amis. Cet album-là s'est fait sans qu'on se dise: bon maintenant, on va s'y mettre. Je leur faisais des confidences parce que je vivais plein de trucs à l'époque et ça les a inspirés. Ils m'ont donc fait plein de chansons, que j'ai maquettées sur une longue période, parce qu'on travaillait vraiment quand on en avait envie. Quand le temps est venu d'entrer en studio et de faire un album, j'avais déjà 40 titres.»
Pascal Obispo est toujours à vos côtés...
«Oui. Pascal me fait évoluer. D'album en album, il met la barre plus haut. Les défis sont différents à chaque fois...»
Et pour cet album-là, quel était le défi?
«D'apprendre à faire plus de choses par moi-même.»
Pourquoi avoir choisi le morceau Longueur d'ondes pour donner son titre à l'album?
«Parce que c'est ce qui décide qu'un album fonctionne ou pas. Si on est sur la même longueur d'ondes que son public, c'est gagné... Et j'espère que ça sera le cascette fois encore!»
C'est un album plus autobiographique que les autres, n'est-ce pas?
«Oui. Et ça m'angoisse un peu. C'est la première fois que je chante des morceaux aussi personnels. Les albums précédents, ce sont des textes que je trouvais beaux mais qui ne racontaient pas mon histoire.»
Vous n'avez pas peur qu'en chantant votre vie amoureuse, certains journaux s'y intéressent de plus près?
«Si, mais la peur des journaux people, ce n'est pas une bonne raison pour stagner. En tout cas, jusqu'à aujourd'hui, j'ai plutôt eu du bol... J'ai été épargnée.»
Dans la chanson Comme dans un train, vous dites: «je veux tout vivre avant qu'il soit trop tard»? Ça vous ressemble ça?
«Oh oui! Je suis très impatiente. Quand j'étais bébé, ma mère devait me nourrir avec deux cuillères parce que je n'étais pas capable d'attendre entre les bouchées!»
Vous avez toujours dit que vous aimiez les chansons rock et que vous souhaitiez en mettre dans vos albums. Ce n'est pas encore le cas...
«Ca m'apprendra à dire des choses... J'ai toujours des envies et à côté de ça j'ai des coups de coeur. Et souvent, les deux ne collent pas ensemble. À nouveau, pour cet album, j'avais plein de chansons rythmées dans les 40 qui étaient faites. Et finalement, il y a des morceaux que je voulais absolument mettre... et c'était des ballades!»
Natasha St Pier, Longueur d'ondes (SONY/BMG). Natasha sera en concert au Spiroudôme de Charleroi le 5 mai (070/23.23.23), au Forum de Liège le 6 mai 04/223.18.18) et au Cirque Royal de Bruxelles le 16 mai (02/218.20.15)
Propos recueillis par Déborah Laurent